Louer sa résidence secondaire en meublé de tourisme : règles administratives et régime fiscal applicables
Publié le :
29/07/2026
29
juillet
juil.
07
2026
La mise en location ponctuelle d’une résidence secondaire constitue une pratique courante destinée à compenser les charges afférentes au bien ou à générer un revenu complémentaire. Lorsqu’elle s’adresse à une clientèle de passage n’y élisant pas domicile, cette activité relève du régime des meublés de tourisme, soumis à un encadrement juridique, administratif et fiscal spécifique dont la portée s’est récemment renforcée.
Un encadrement administratif généralisé et des règles locales cumulatives
Le logement proposé à la location saisonnière doit être suffisamment équipé pour permettre une occupation normale, incluant notamment mobilier, literie et équipements usuels. La durée de location à un même occupant ne peut excéder 90 jours consécutifs au cours d’une année civile. À compter du 20 mai 2026, tout loueur devra procéder à un enregistrement préalable via un portail national unique afin d’obtenir un numéro d’enregistrement à faire figurer sur les annonces. Cette obligation s’imposera sur l’ensemble du territoire, mettant fin aux disparités locales antérieures. Cet enregistrement ne dispense pas, dans certaines communes, d’une autorisation de changement d’usage lorsque le logement est transformé en location touristique. Dans les zones tendues ou les grandes agglomérations, cette formalité peut être requise en sus de la déclaration. Le non-respect de ces exigences expose le propriétaire à des sanctions financières, les plateformes numériques étant également tenues de contrôler les seuils autorisés. En copropriété, la consultation préalable du règlement s’impose. Depuis le 21 novembre 2024, la déclaration en mairie d’un meublé de tourisme doit être portée à la connaissance du syndic, et les nouveaux règlements doivent préciser expressément si cette activité est admise ou prohibée.Une fiscalité relevant des bénéfices industriels et commerciaux
Les revenus issus de la location meublée touristique sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Le statut applicable dépend du niveau de recettes annuelles : le régime de loueur en meublé professionnel s’applique lorsque celles-ci excèdent 23 000 euros et surpassent les autres revenus d’activité du foyer ; à défaut, le propriétaire relève du statut de loueur en meublé non professionnel. Deux modalités d’imposition coexistent. Pour les recettes perçues en 2026 et déclarées en 2027, le seuil du régime micro-BIC s’établit à 83 600 euros pour les meublés classés et à 15 000 euros pour les non classés. L’abattement forfaitaire est respectivement de 50 % et 30 %. Au-delà de ces plafonds, ou sur option, le régime réel permet la déduction des charges effectivement supportées, incluant travaux, intérêts d’emprunt, assurances, taxes, frais de gestion et amortissements selon les règles fiscales applicables. À ces règles s’ajoutent diverses obligations telles que la déclaration de début d’activité pour l’obtention d’un numéro SIRET, la cotisation foncière des entreprises, la taxe de séjour et, dans certains cas, la TVA ou l’affiliation auprès de l’Urssaf lorsque les recettes dépassent 23 000 euros.Historique
-
Loi bioéthique du 2 août 2021 : le consentement notarié exigé pour une PMA avec tiers donneur
Publié le : 12/08/2026 12 août août 08 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLe cadre juridique de la procréation médicalement assistée a été élargi par la loi bioéthique du 2 août 2021. La PMA est désormais ouverte aux coup...
-
Arrêt du 2 juillet 2026 : le congé pour vendre exige l’accord de tous les indivisaires
Publié le : 12/08/2026 12 août août 08 2026Brèves Juridiques / Droit de l’immobilier et de l’urbanismeLorsqu’un logement relève de l’indivision, la délivrance d’un congé dépend de la nature juridique de l’acte accompli. Dans un arrêt du 2 juillet 20...
-
Comment apprécier l’état d’enclave lorsqu’un fonds comprend plusieurs parcelles contiguës ?
Publié le : 29/07/2026 29 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de l’immobilier et de l’urbanismeLe droit des biens organise, au profit des propriétaires privés d’accès suffisant à la voie publique, un mécanisme correctif destiné à assurer la d...
-
Cession de titres de sociétés immobilières : un acte authentique ou contresigné désormais requis à peine de nullité
Publié le : 29/07/2026 29 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLa détention d’actifs immobiliers par l’intermédiaire d’une société constitue un mode d’organisation patrimoniale largement utilisé en droit frança...
-
Louer sa résidence secondaire en meublé de tourisme : règles administratives et régime fiscal applicables
Publié le : 29/07/2026 29 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLa mise en location ponctuelle d’une résidence secondaire constitue une pratique courante destinée à compenser les charges afférentes au bien ou à...
-
Comment l’annulation rétroactive du mandat du syndic remet-elle en cause les assemblées générales ?
Publié le : 21/07/2026 21 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de l’immobilier et de l’urbanismeLa régularité des assemblées générales de copropriété demeure étroitement subordonnée au respect des règles de désignation et de compétence du synd...
-
Annulation rétroactive du mandat : les assemblées convoquées par le syndic privé de pouvoir encourent la nullité
Publié le : 15/07/2026 15 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de l’immobilier et de l’urbanismeDans un arrêt du 18 juin 2026, la troisième chambre civile de la Cour de cassation apporte une précision déterminante quant au sort des assemblées...
-
Règlement d’une succession : actes notariés, inventaire et déclaration fiscale
Publié le : 24/06/2026 24 juin juin 06 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLa gestion d’une succession suscite fréquemment des interrogations et un sentiment de complexité pour les proches du défunt. Entre les formalités c...